Triathlon L par équipe de Paladru 2017

 

Mon premier triathlon L par équipe au Lac de Paladru dans les Alpes le 23 septembre 2017 avec Romain, Olivier, Jérémy et Damien. Nous terminons en 4h08, en 5ème position sur 150 équipe à 4′ du podium. 

 

 

Quel Pied !!!

Un premier triathlon en équipe très réussi avec des conditions météo idéales et  4 partenaires très costauds et surtout super cool !

Départ à 11h41′ en Rolling star nous sommes l’équipe 136 (sur 150). C’est parti pour environ 1800m de Natation. Notre stratégie est simple, Damien et Jéremy devant et Olivier et Romain qui essaient de prendre la vague avec mon aide. Je me mets derrière et je pousse de toutes mes forces une fois Romain, une fois Olivier pour qu’ils puissent rester dans la vague. Au bout de 800m je suis vraiment dans le dur car pousser deux personnes dans l’eau c’est très physique, et je m’aperçois que je n’arrive pas à les aider suffisamment pour qu’ils puissent tenir le rythme et rester dans la vague de Damien et Jéremy. Damien nage légèrement plus vite que Jéremy et Olivier plus vite que Romain. Avec quelques poussées régulière, Olivier arrive même à rester au contact de Jéremy. Je demande alors de l’aide à Damien qui s’occupe de pousser Olivier pour le maintenir dans la vague de Jérémy jusqu’à la fin de la Natation. Moi j’aide Romain, on s’organise bien, c’est très physique, mais c’est aux nageurs de bosser pour l’équipe afin de passer un minimum de temps dans l’eau. A 200m de l’arrivée comme prévu, on distance légèrement Olivier et Romain afin d’avoir une transition plus longue pour se changer et récupérer un peu avant d’envoyer les Watts en Vélo.

On sait que Romain et Olivier sont de très bons cyclistes et que ça va envoyer du lourd. Il va falloir s’accrocher.

Oui, sauf que Olivier a un problème mécanique dés la sortie du parc. Il est obligé de s’arrêter, on le distance sans s’en rendre compte et lorsqu’on se retourne et qu’on s’arrête pour l’attendre on ne le voit pas arriver.  Un athlète d’une autre équipe nous dit qu’il à un problème mécanique. On décide de partir à 4, car on pense que le problème est important et qu’il ne peut pas rouler puisque sinon il serait déjà revenu sur nous. On est quasiment à l’arrêt les 5 premiers kilos. Puis 10’ plus tard je déraille, obligé de s’arrêter à nouveau. Un départ plus que chaotique, d’autant plus qu’on n’a pas l’habitude de rouler ensemble et que c’est pas évident de s’organiser avec toutes les relances.

Ne pas avoir Olivier avec nous est un gros coup dur car c’était notre meilleur atout pour le vélo. Damien a du mal à se remettre de l’effort fourni dans l’eau à pousser, la transition est difficile, il est très rapidement dans le rouge à cause de la crève qu’il s’est chopé pendant la semaine et le manque d’entraînement depuis son dernier Ironman. On fini par s’organiser pour mettre Damien à l’abri, on l’aide au maximum car il faut absolument rester à 4 en cas de problème mécanique ou de grosse défaillance d’un de nous 4 sur le vélo. Et oui en triathlon par équipe on part à 5 mais nous sommes obligés de finir au minimum à 3 puisque le temps s’arrête sur le 3ème de l’équipe. On termine le premier tour, Damien s’accroche et donne tout ce qu’il a et c’est top. On attaque le deuxième tour après avoir fait demi tour au rond point et on croise Olivier qui fini son premier tour, il a environ 2’ de retard sur nous, incroyable ! On est très surpris, quel effort ! Il revient sur nous, du coup on se relève pour calmer le rythme mais 2’ c’est beaucoup à vélo et on ne le voit pas revenir. On ne sait pas quoi faire, couper complètement et attendre, continuer de rouler légèrement en dessous de notre rythme du premier tour ???

C’est difficile de savoir ce qui est le plus avantageux car on ne sait pas l’état de fraîcheur d’Olivier, on ne sait pas non plus si on pourra récupérer les 2 ou 3’ perdues sur les 40km restants. Bref, on décide de continuer à rouler et d’attendre qu’Olivier revienne par lui même…

Damien est vraiment dans le dur, et à 60/65km les crampes lui viennent dans les jambes, dans une montées il nous dit de partir et de finir à 3. Deuxième coup dur mais avec Romain et Jéremy on s’accroche, on lâche rien et on donne tout. Jéremy est lui aussi un peu dans le dur en fin de vélo alors on lève le pied car on sait qu’il faut  en garder pour la course à pied (son point fort). Et puis, là, on n’a plus le droit de se séparer, alors il faut bien se parler et gérer l’effort en groupe avec les moyens de chacun. Finalement, Olivier nous reprend à environ 7km de la transition vélo/Cap. C’est trop cool, ça nous relance et nous motive pour la fin. On va pouvoir partir à 4 sur la course à pied !

Je suis quand même inquiet pour Olivier qui s’est fait le parcours vélo seul à une allure impressionnante.

Après quelques kilomètres à pied, il coince et nous dit de partir, lui garde son rythme au cas où.

On se retrouve de nouveau à 3 avec Romain et Jéremy. Je me sens hyper bien, prêt à aider les copains au maximum, mais je sais que je ne dois pas mettre un rythme trop soutenu car Jéremy n’est pas si bien que ça en début de Cap. Après 7/8km, les grosses difficultés arrivent, du trail et du dénivelé. Le parcours course à pied est vraiment pas simple à Paladru, mais on reprend un paquet d’équipes qui marchent. Finalement, c’est Romain qui commence à être dans le dur musculairement, alors Jéremy passe devant, et je me mets à aider Romain surtout dans les montées ou on arrive à maintenir un rythme footing alors que toutes les autres équipes marchent. J’essaie de les encourager à fond car on fait une course à pied de dingue et il faut continuer et s’accrocher jusqu’au bout !

Je continue d’aider par alternance Jéremy puis Romain, puis les deux, on se fait tous les trois violence et on donne tout, tout ce qui nous reste. Plus que 2km de descente, les jambes sont chargées, mais on revient même sur la Team Argon18 France (2ème au scratch) qui est partie plus de 400 secondes derrière nous, mais peut importe on se bat tous les 3 pour aller chercher la meilleure place possible.

On passe la ligne ensemble, et ça c’est vraiment trop cool, partager une finish line ensemble c’est tellement plus intense que seul !

On fini 5ème sur 150 équipes, à 2’ des 4ème, et à peine 4’ du podium. Les boules quand sait le temps perdu sur le début du vélo, et notre rouleur qui fait le parcours vélo seul, juste derrière nous. Mais franchement, pas de regret, on s’est vraiment arrachés et les problèmes mécaniques font partie de la course. Ce sera pour une prochaine fois ;).

J’avais très peur de ne pas pouvoir tenir le rythme, surtout à vélo car Damien, Jéremy, Romain et Olivier sont d’excellents triathlètes qui roulent très fort. Je suis également très fatigué car même si ma préparation se passe bien (pas de blessure), elle me demande un grand engagement physique et mental au quotidien, à associer à la fatigue de mon nouveau statut professionnel (libéral) et à toutes mes démarches de communication pour le financement de mon projet Kona 2017 (Championnats du Monde d’Ironman). Mais finalement comme à Saint Jean de Luz, le fait de mettre un dossard me  transcende. Je ne suis plus le même, et je ne pense plus à la fatigue ou aux douleurs présentent aux quotidien dans mes muscles et articulations.

Hier j’avais un dossard, et 4 partenaires avec moi. Mes forces étaient décuplées, je ne pensais plus qu’à tout donner pour l’équipe et pour les copains, et ça sa change absolument tout !

Conclusion: j’ai passé une journée de sport parfaite, du partage et de l’entraide avec une équipe de guerriers !

Je n’ai qu’une envie, remettre ça au plus vite :).

Merci et bravo les gars c’était top.

C’était ma dernière course avant Hawaï. Il me reste maintenant encore 1 très grosse semaine d’entraînements, puis 10/12 jours d’affûtage, pour être prêt à affronter le mythe que l’on appel Kona…

Je donnerai le meilleur pour moi, mais pas que…

À bientôt

tomralite-triathlete.com